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vendredi 22 juin 2012

De bien jolis minois à l'Assemblée...ET TA MERE???

L'éminente feuille de chou (pour ne pas dire de PQ) nommée Direct Matin a soulevé la polémique récemment (je vais pas dire la date parce qu'avec le décalage horaire, je doute de la validité de notre calendrier pour mesurer le temps) en publiant un article fort journalistique sur les "plus jolies femmes de l'Assemblée" (sic-k-).
Devant la (logique) levée de boucliers (et pour une fois, même pas besoin des vraies féministes pour relever la bourde), le sus-dit torchon a retitré plus sobrement (enfin, on fait ce qu'on peut, quand on possède le talent littéraire d'une huître persillée sortant du four) "les plus jolis minois de l'Assemblée". Et on se doute que dedans y a pas les hommes hein.



Alors je vais même pas faire l'effort de mettre le lien vers cet article, que j'ai pris la peine de lire, mais qui est d'un inintérêt profond, que dis-je, abyssal, que dis-je, gouffrier. (ce mot n'existe peut-être pas, mais ça fait penser à des gaufres, alors j'aime bien, voilà.)
Et le débat a été largement diffusé dans la presse et sur Internet, donc c'est pas comme si j'avais le scoop du siècle, mais je saisis chaque occasion pour rendre aux sexistes de tous bords la monnaie de leur pièce, et il se trouve que cet "article" offre la possibilité de faire de l'humour con, facile, et méchant. Alors je vais pas me priver, comme ça, de bon matin.

Je propose donc à DirectMatin, qui visiblement, ne sait pas trop de quoi parler en termes de ligne éditoriale (ben c'est vrai que la Syrie, on s'en tape le coquillard, quoi) quelques idées qui feront grand bruit par leur intelligence et leur finesse, puisque quand on commence avec un papier sur les jolis minois de l'Assemblée, pourquoi s'arrêter en si bon chemin.

* Les meilleures députées-ménagères. 
Le journaliste rencontrera au péril de sa vie les députées pour savoir si elles font du bon café le matin et si elles passent l'aspirateur correctement dans les bureaux de leurs collègues mâles. Un bonus sera accordé à celles qui pensent à faire la poussière sur les bureaux.

* La nouvelle star (de l'Assemblée).
Grâce à un micro-trottoir impromptu à la sortie du Parlement, on demandera aux députées de reprendre librement une chanson au choix d'Edith Piaf, afin de s'assurer de leur professionnalisme et de leur capacité à représenter correctement leurs concitoyens.
Un conseil, Mesdames: préparez la choré. 

* Concours de strip-tease ministériel. 
DirectMatin organisera une compétition de strip-tease composée de deux épreuves, pole dance et lap dance, auprès du Président de Hollandie et d'un jury composé de BHL et autres spécialistes de la discipline, compétition ouverte à toutes les ministres, afin de savoir qui est la meilleure séductrice (et donc qui sera envoyée chez Bachar al-Assad pour tenter de le convaincre d'arrêter le massacre). Kamel Ouali prépara les concurrentes en personnalisant leurs chorégraphies et en choisissant leurs musiques.
A noter que Marylise Lebranchu est exemptée, sa hanche lui fait mal.


***

Et aussi, je veux une photo de Hollande en string bonbon. Si, si, vous savez ce que c'est:


Voilà voilà, n'hésitez pas à faire part de vos propres suggestions à DirectMatin, ils apprécieront beaucoup!!!

mercredi 16 mai 2012

Brève matinale.

C'est le matin. Je viens de déjeuner, je m'installe à mon bureau pour relire deux rapports à envoyer, j'allume donc mon ordi et je vérifie mon courrier. Boîte mail dans laquelle se trouve invariablement la newsletter de Rue89 (oui, pas le meilleur journal au monde, mais assez intéressant pour la rubrique sport et rue69, animée par Renée Greusard, une journaliste sérieuse dont j'apprécie plutôt le travail sur le genre, l'homosexualité et le féminisme, entre autres).
Et je lis le titre: "Avec Bérénice Béjo, le sexisme monte les marches (de Cannes, ndlr)." Prière de cliquer et de lire, ce n'est qu'une simple brève relatant les propos lumineux (c'est ironique) tenus par Bérénice Béjo sur les femmes après que le collectif La Barbe a critiqué leur absence dans la sélection officielle (ce dont on peut en effet tout du moins s'étonner, malgré l'hypermasculinisation du milieu, encore aujourd'hui).
Bref, Béjo fait une sortie digne de l'époque relatée dans The Artist.
Dieu merci, c'était un film muet, parce que là franchement, j'ai vraiment pas envie de l'entendre ouvrir sa grande bouche encore une fois.
Comme quoi, le sexisme attaque dès le matin, sous n'importe quelle forme, à n'importe quel endroit. Moi qui me réjouissais d'entendre parler de Cannes et de cinéma pendant quelques jours - d'autant que deux de mes amis s'y trouvent cette année - voilà que cette pouffe* me casse mon rêve.

*version édulcorée de ce que j'ai dit tout haut en lisant l'article.

Alors un petit mot à l'intéressée:

C'est bien Bérénice, continue à penser que maîtresse de cérémonie, ça fait conte de fée, va te noyer dans ton océan sirupeux de rêves à la guimauve sournoisement paternalistes, amuse-toi bien avec tes petites robes bouffantes et les deux milles coiffeurs qui vont être à tes pieds pendant quinze jours, moi ce soir, je penserai bien à toi en regardant Alien ou Massacre à la Tronçonneuse. (j'hésite encore, mais vu l'humeur dans laquelle je suis, mon choix va peut-être même se porter sur Cannibal Holocaust, qui sait...)

Amicalement, une cinéphage féministe fan de Jean Dujardin qui n'ira décidément pas voir The Artist.

jeudi 29 mars 2012

AAAARGH (cri à la Conan le Barbare)

J'ai mis DEUX HEURES pour installer une imprimante sur mon ordi.
 ***
Pour quatre feuilles. (nan je précise la futilité du truc quand même quoi)
***
Heureusement qu'hier j'avais appris un chant de marin pour m'occuper, parce que putain (désolée mais c'est genre un millième de tous les mots que j'ai utilisés à l'encontre de Windows Update, qui n'update QUE DALLE, ce *$?!** de logiciel à la £*§!?#**).
Bref, en bonus, vous avez donc, le fameux chant de marin. Hyper simple, je vous le traduirai, promis, mais là j'ai UN PEU perdu du temps donc heu voilà HEIN. 
Il a été repris mille fois, donc je mets la version qui correspond le plus à l'état dans lequel je suis. (et en plus c'est hard rock ce matin parce que je porte mon T-Shirt de The Who. Là.) ROCK OOOON!

mercredi 28 mars 2012

Je sais pas trop pourquoi, mais ça fait mal au ...

En naviguant dans les profondeurs twitteresques à la suite d'un vague élan d'intérêt pour la campagne présidentielle française, j'ai découvert que Nadine Morano était fan d'Hélène Ségara. 
Les mots me manquent pour exprimer l'état dans lequel je me trouve en ce moment. Désespoir est un peu faible. Je peine à choisir entre désarroi, désillusion, cynisme, et vomi.

lundi 5 mars 2012

Si j'aurais su, j'aurais pas venu.

Et aussi, ce matin, à 5 heures 44 précisément, j'ai failli mourir parce qu'il y a eu un tremblement de terre. Ma proprio pense que c'était au moins de magnitude 5 (donc relativement fort quand même). Alors moi, en bonne française hyper aware des réflexes à avoir en cas de fin du monde via séisme, je suis restée dans mon lit en attendant que ça passe. (APPLAUSE)

Toutes façons, je me suis dit que si c'était grave, c'était couru d'avance, puisque je vis dans un grenier.(la bonne blague)
 
C'est donc avec ma placidité légendaire qu'à ma proprio me demandant ce matin: "mais alors, qu'est-ce que tu as fait pendant le tremblement de terre???!", j'ai répondu:
 "Bah rien." 

J'aurais aimé ajouter avec une once de fierté: "de toutes façons, j'ai toujours voulu mourir étouffée par la poussière les deux jambes écrasées par des poutres paisiblement dans mon lit." Mais sur le coup, j'y avais pas pensé.
C'était l'histoire du jour de ma vie, dans la série "Les Français, ces gens merveilleux qui bravent la mort à tout instant avec le calme de Stallone découpant des Thaïlandais façon Apéricubes à la machette dans Rambo."

dimanche 19 février 2012

La minute nécessaire...

A défaut de donner des vraies infos souvent, ils sont marrants, à Rue89. Hihihi.

jeudi 16 février 2012

Journée de MEEEEEERDE.

1. J'ai pas réussi à bosser ce que je voulais, même si ma matinée a été productive pour mon cours de théorie littéraire (Derrida, le jour où tu fais des phrases simples, tu m'appelles et on en discute, merci d'avance).
2. J'ai cassé ma corde à sauter. AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAARGH. Journée de meeeeeeeeerde.
3. Mon appareil photo a un problème de faux contact du coup je peux à moitié pas m'en servir.
4. Le pire dans tout ça c'est que, ce qui me met le plus en colère, c'est d'avoir cassé ma corde à sauter. AAAAAAAAAAAAAAAAAAARGH journée de meeeeeeeeeeeeeeeeeeeerde. Pardon.

Voilà, à part ça, ça va, je sors dans notre bar habituel pour y retrouver tous ses piliers mes potes, sans grande conviction cela dit car mes lectures féministes me rendent de plus en plus irritable face à la pesanteur masculine qui tend à caractériser les échanges dans de tels milieux nocturnes. Mais bon, le videur c'est mon pote aussi, et il est sympa. C'est déjà ça de gagné.
A suivre: origamis en folie, une rubrique (attention, maintenant je vais faire des rubriques) culinaire (oui oui oui!), et des boxeurs. Dont certains torse nu, mais de loin et de dos. LOL. On prend les photos qu'on peut avec un appareil qui s'éteint tous les deux secondes pendant un match de boxe, HEIN.

Allez, faut que je prenne une douche et que je me déguise en fille (yeuk - nan je rigole, j'ai même un T-shirt violet moulant pour boxer) et que je brave le froid pour rejoindre la taverne de Berkeley. (bon OK c'est trop pas une taverne, mais c'est pour la beauté du mot).

Allez, (oui, allez deux fois, j'ai besoin de motivation ce soir) et puis laissez un peu des commentaires quand vous passez, bande d'ingrats du clavier, ça coûte quand même pas un bras (un doigt, à la limite...) et ça me donnera moins l'impression de parler dans le vide. Pour citer les Fatals Picards (purée, Derrida et les Fatals Picards dans le même article, c'est beau, j'admire l'exploit) et pour en finir une bonne fois pour toutes avec les gros mots:

"Parce que putain, y a personne ici!"

D'ailleurs voilà l'intégrale de ce TRESOR de la chanson française (ayez la décence de regarder jusqu'à 1.38, je vous dis pas pourquoi, mais ça vaut le coup)

Salut les gens, à demain!

mercredi 15 février 2012

Guéant! J'écris ton nom! (sur mon PQ avant de l'utiliser...)

De loin, je suis les affres de la politique française. Et autant vous dire que ça me gave. De polémiques en petites phrases, les marécages du racisme, de la haine de l'autre et de la connerie embourbent de plus en plus un pays qui aurait bien besoin d'un grand nettoyage. Au Kärcher, tiens, pourquoi pas, n'en déplaise à Monsieur N. S., que j'invite à passer de l'autre côté du tuyau, qu'on rigole un peu.
Bref, la Californie, c'est un recul forcé par rapport à l'atmosphère de la France. Et c'est peu dire qu'elle me pesait de plus en plus. J'ai retrouvé un souffle et une foi en l'humanité qui s'étaient effrités en moi au fil des constats réguliers et accablants de la dégradation des relations sociales dans ce pays. Monsieur Sarkozy, avant vous, moi, je n'avais pas peur. Je pourrais développer mais je crois que vous comprenez mon sentiment.

Ce qui m'amène là, c'est ce mail que j'ai reçu où il y a le lien vers une pétition que je vous engage à signer, en soutien à Serge Lechtimy. De lui je ne connais que le courrier (une très belle lettre d'ailleurs) qu'il a fait à Monsieur Guéant, et qui visiblement lui a valu quelque réprimande bien sentie. Je n'ai pas besoin d'en savoir plus, je m'en fiche, j'en ai marre de cette droite indigne. Je publie l'ensemble, vous souhaite une bonne lecture, une bonne réflexion, et une bonne journée.


Soutien à Serge Letchimy

Aucune excuse, aucune sanction, *
*soutien total à M. Letchimy

signez et faites circuler



Courrier de M. Letchimy: 
LETTRE OUVERTE A M. CLAUDE GUEANT,
MINISTRE DE L’INTERIEUR


M. le Ministre,

Votre venue en Martinique dans les jours qui viennent, m’oblige à vous
rappeler que cette  terre a vu naître Aimé Césaire, Frantz Fanon, Edouard
Glissant. Qu’elle a été aimée par des hommes aussi admirables que furent
Victor Schœlcher, André Breton, Léopold Sedar Senghor, Claude Lévi-Strauss,
et de manière plus proche encore, par Léopold Bissol, Georges Gratiant, ou
Camille Darsières, pour ne citer que quelques-uns de nos grands politiques.

Ces hommes furent de grands humanistes. Leur vie et leurs combats se sont
situés en face de ces crimes que furent la traite, l’esclavage, les
génocides amérindiens, les immigrations inhumaines, ou la colonisation dans
tous ses avatars… Tous ont combattu la pire des France : celle qui
justifiait les conquêtes et les exploitations, et bien d’autres exactions
dont les cicatrices sont inscrites dans nos paysages. Cependant, je n’ai
jamais entendu un seul de ces hommes lister ces attentats pour décréter que
la civilisation européenne, ou que la culture française, serait inférieure
à n’importe quelle autre. Je ne les ai jamais entendus prétendre que le
goupillon de la chrétienté (qui a sanctifié tant de dénis d’humanité)
serait plus primitif que tel bout liturgique d’une religion quelconque.

Toujours, ces hommes ont établi la distinction entre cette France de
l’ombre et la France des lumières. Pour combattre l’ombre qui menaçait leur
humanité même, ils se sont référés à la France de Montaigne, de
Montesquieu, de Pascal, de Voltaire, de Condorcet ; à celle qui s’est
battue pour abolir la traite, puis l’esclavage, qui a supprimé la peine de
mort  du code de ses sentences ou qui a accordé aux femmes le droit de vote
et celui de disposer de leur maternités… A s’en tenir à votre logique, ils
auraient eu mille raisons de condamner la civilisation occidentale, et de
renvoyer aux étages inférieurs bien des cultures européennes.

Voyez-vous M Guéant, vos chasses à l’immigré (qu’il soit en règle ou non),
ou la hiérarchisation que vous célébrez sans regrets ni remords entre les
cultures et les civilisations, vous ont enlevé la légitimité dont a
pourtant besoin votre prestigieuse fonction. Vous portez atteinte à
l’honneur de ce gouvernement, et à l’image d’une France qui visiblement
n’est pas la vôtre, mais que nous, ici, en Martinique, avons appris à
respecter.

Toutes les civilisations ont produit, et de manière équivalente, des ombres
et des lumières. Mais si les ombres n’ont jamais triomphé très longtemps,
si beaucoup d’entre elles ont disparu dans les oubliettes de l‘histoire (en
compagnie de régimes politiques ou religieux quelque peu lamentables),
c’est simplement parce que des hommes de bon sens, pétris d’humanisme et de
haute dignité, ont exalté les parts lumineuses que toutes les civilisations
de l’homo-sapiens ont mises à notre disposition.


Les civilisations se sont nourries de leurs lumières mutuelles pour mieux
combattre leurs propres ombres. Dans une transversale célébration et de
grande foi en l’Homme, ces hommes ont honoré les lumières d’où quelles
viennent ; les lumières se sont reconnues entre elles; leurs signaux
réciproques ont conservé intact (de part et d’autre des lignes de partage
ou de conflit) un grand espoir d’humanité pour tous. Grâce à eux, nous
savons qu’il est dommageable de considérer l’ombre, ou de s’en servir à des
fins qui ne grandissent personne. Ils nous ont donc appris à nous écarter
de ceux qui l’utilisent, et qui, par là même, la transportent avec eux.

M. Guéant, fouler le sol martiniquais, c’est toucher une terre que des
hommes comme Aimé Césaire ont fécondé de leur sang. Un sang qui s’est
toujours montré soucieux de l’humanisation de l’homme, du respect des
civilisations et de leurs différences.

Ce serait donc comme une injure à leur mémoire, à leur pensée, à leurs
actions, que de vous laisser une seule minute imaginer que vous serez le
bienvenu ici.


C’est par-dessus vous, et du plus haut possible, que nous renouvelons à la
France des lumières toute notre considération, et confirmons notre respect
pour les valeurs républicaines qui, contrairement à celles dont vous êtes
le héraut, sont à jamais très opportunes chez nous.

Serge Letchimy

lundi 13 février 2012

Non-évènement

C'est la Saint-Valentin.
C'est con, parce que c'est une fête qu'on peut pas souhaiter à tout le monde parce que normalement c'est pour les amoureux et tout ça. Mais moi, j'aime bien souhaiter les fêtes aux gens parce qu'après ils sont contents (ou alors ils rigolent parce qu'ils me trouvent bête mais moi ça me dérange pas parce que du coup ils sont contents aussi).

Alors Joyeuse Saint-Valentin, je vous souhaite tout plein de bisous et de chocolat. 

Voilà.

samedi 11 février 2012

(attention humour neuneu tout du long)

Ayé!
J'irai à Las Vegas (avec mon pauvre salaire de fonctionnaire, on va rigoler HAHAHAHAHAHA d'ailleurs c'est déjà le cas) du vendredi 6 avril au lundi 9 avril à l'occasion de
1 mon anniversaire, quand même.
2 le départ de Rike (raccourci de Ulrike, ouvrez un dictionnaire d'allemand et culturez-vous pour la prononciation) qui retourne en Europe pour travailler à Zurich. Sniff, parce que c'est ma meilleure amie ici. Alors du coup on va extorquer des vieux riches pour pouvoir jouer à la roulette et au Black Jack en espérant croiser Matt Damon et Ben Affleck au coin d'une table de poker. Et boire du whisky hors de prix et hors d'âge jusqu'à plus soif aux frais des mêmes vioques qui nous auront offert des jetons. (car notre cruauté ne connaît pas de limites. Ou est-ce l'avidité? Ou juste le vice? Bref, nous ne connaissons pas de limites.)

Conclusion: plus que deux mois pour apprendre à compter les cartes. (bah m* alors.)

Voir le Tangiers et mourir...


Deuxième bonne nouvelle (oulala ça fait beaucoup, j'hyperventile): je passerai bien le mois de juin comme je l'entendais dans le dessein de mon existence que j'avais préparé depuis genre MA NAISSANCE. C'est-à-dire que je serai dans un ranch du Montana loin de tout (enfin j'espère que y aura internet pour vous tenir au courant de mes conversations avec Robert Redford murmurant à l'oreille de ses chers chevaux). Voilààààààààà! Je sais pas encore où je serai, les démarches sont en cours, mais bon voilà c'est presque sûr de sûr. HIIIIIIIsuistropcontente (enfin même si je déchanterai au milieu des bottes de foin avec mon allergie LOL qu'est-ce qu'on fait pas pour vivre le rêve américain).

Sur se (nan je rigole héhé, je sais qu'on l'écrit avec un C, c'était pour savoir si vous suivier), je vous souhaite une bonne journée. Moi je vais manger et finir mon travail de James Ellroy que je m'empêtre les pinceaux avec mes idées dedans mais c'est pas grave et après je vais dormir. Salut bisous.

(entends-tu ton tonton chuchoter zaux chevaux? MOI OUAIS)

"Dites 33."

BON ANNIVERSAIRE EGLANTIIIIIINE!!!

Après l'âge de raison, celui de la religion? Hahahaha ben c'est pas tous les jours qu'on atteint l'espérance de vie christique.
Bon, ben j'en profite pour te dire que j'ai reçu ce matin tes cadeaux de Noël (oui, elle est vachement à la page, ma soeur), qui sont très zoulis et très zutiles et ça mi fait plizir. Merci.
Je t'enverrai les tiens à mon anniv, comme ça ça fait une bonne répartition sur l'année, c'est pas mal. Meunaaaanjerigole.
Voilà, sinon encore une fois je ressens le besoin irrépressible d'exprimer ma fierté quand à ma trouvaille titulaire. De nouveau, je m'auto-congratule vivement. Voilà voilà.
Bon, allez, je me casse d'ici, je viens de lire un artik du Nouillorque Times sur les femmes dans l'armée américaine, je vais donc aller rédiger le fond de ma pensée au brouillon avant de vous en faire étalage dans un prochain "papier". Je crois que je vais faire une catégorie "Un petit pas pour l'homme, et un pas encore plus petit pour la femme". Nan mais les mecs, quels nazes j'vous jure.
Allez, Happy Birthday derechef, porte-toi mieux, quand même hein, et amuse-toi bien à faire des bonshommes de la neige. Salut bisous!

mercredi 8 février 2012

Etre ou ne pas être... une groupie.

Bonjour/soir tout le monde,
Je suis un peu malade parce que je fais plein de choses et je ne dors pas assez, alors ce soir, hop! dodo. Je pense que ça va passer vite de toutes façons, vu que globalement je suis en forme.
A ce sujet, je découvre régulièrement de nouveaux muscles: après les fossettes dans les omoplates (oui oui oui), j'ai remarqué qu'on voyait mes abdos A TRAVERS mon T-shirt. Et ça, c'est trop la classe. (Vas-y Rocky, ramène-toi un peu à Berkeley, qu'on rigole niark niark niark).
Et sinon, aussi, je fais officiellement partie de l'équipe parce que Jewel m'a donné un T-shirt et un short avec marqué "Cal Boxing" dessus, c'est trop cool, je suis trop contente, et en plus du coup j'ai pas été obligée de laver mes affaires tout de suite. (Mais je l'ai fait le lendemain quand même.)
Et aussi, j'aide les débutants qui commencent les cours de boxe, notamment trois filles, qui sont toutes menues et hyper-inquiètes de leur absence de muscles. Alors je leur dit que c'est pas grave et que les mecs, de toutes façons, ils s'entraînent pas aussi consciencieusement que les filles tellement ils sont sûrs d'être les rois du monde. Faut voir ce type qui se prend pour Mohammed Ali et qui finit littéralement avec la gueule en sang dès qu'il pose un pied sur le ring. Il y a quelque chose de pathétique à voir les conséquences très douloureuses que peuvent avoir un excès de confiance en soi (assez typiquement masculin, d'ailleurs). Etant boxeuSE, je sais que jamais je n'aurai autant d'aplomb que lui par rapport à mon niveau. On aura beau me faire tous les compliments du monde, un combat sera toujours un moment de sévère remise en question, même s'il est victorieux. Je suis contente que pour une fois, les femmes soient favorisées par l'infériorité avec laquelle elles partent (que ce soit une force moindre ou un manque de confiance, très souvent les deux).
Bref, revenons aux jeunes filles: toutes souriantes et complètement à la ramasse question coordination, bref comme moi en août, elles ont toutes exprimé leur joie de pouvoir apprendre avec une fille - et je les comprends, même si séparer les deux sexes complètement à l'entraînement est une aberration pédagogique majeure. Cela dit, c'est sympa d'avoir quelqu'UNE pour confirmer que oui, si ta défense est bonne, ça sous-entend que ta poitrine est compressée entre tes deux bras comme quand à douze ans t'essayes d'imaginer ce que c'est un vrai décolleté. Bref, on rigole bien et j'espère qu'elles prendront goût à ce sport, qui est impressionnant pour les filles, surtout quand elles sont assez jeunes/immatures et pas très aware question féminisme (oui, lire des écrits qui décodent les relations hommes-femmes aident à gérer la confrontation sur le ring, c'est clair). La boxe peut se révéler être un moyen très efficace de prendre confiance en soi et aussi de voir que les hommes ne sont pas imbattables physiquement - en plus de constater que ceux qui ne savent pas ravaler leur fierté ne deviennent jamais de vrais boxeurs.

Alors en fin d'aprem, je débarque dans le sous-sol pour m'entraîner avec une copine (un poids super-plume, je ne sais pas comment elle frappe aussi fort), on commence, et puis tous les débutants (25 personnes environ, dont ces trois filles sus-mentionnées) arrivent dans la salle où l'on est, le coach voulant leur montrer à quoi ça ressemble vraiment, deux types qui se battent sur le ring. Je vois les filles, souris, contente de les voir toutes ensembles (à oui parce que commencer seule aussi, c'est quelque chose, heureusement que Caitlin était avec moi au premier semestre!!), je dis bonjour, et là grands sourires, "Hi Ann-Lyyyyys!" (accent sur la deuxième syllabe oblige) en mode GROUPIE complet. Vous voyez ces mangas où pour signifier l'admiration totale, les dessinateurs mettent un filet de bave au coin de la bouche agrandie en un sourire béat et remplacent les yeux par des étoiles ou des trucs du genre? Bah c'était ça. Ca m'a fait un peu peur (vous me connaissez, je suis pas du genre à répondre "oh salut, ça va? il est trop cool ton mini-short rose, je kiffe"), et à côté, les 22 types étaient tous en train de se demander ce qu'elles avaient.
Observez bien ces yeux légèrement saillants, tels ceux de Marion Cotillard quand elle joue (mal) celle qui réfléchit.
Bon j'ai pas trouvé d'illustration correcte, donc ce dessin n'a rien à voir, mais j'aime beaucoup le chat. En fait, c'est un peu la tête que j'ai fait (c'est globalement mon expression quand je suis prise de court par des démonstrations d'affection excessives soudaines) quand je me suis rendue compte de leur groupitude (j'ai dû passer un quart d'heure avec elles, à leur répéter ce que Jason disait, alors je pensais pas être une telle source d'inspiration). Puis je me suis dit, bah, elles sont jeunes, et puis elles ont pas vu Jewel ou Crystal sur le ring (qui sont genre euh... VACHEMENT meilleures que moi, entre autres). Ca me gêne parce que c'est un peu injustifié, tout ça, et en même temps je comprends qu'elles aient besoin d'un modèle féminin fort dans un sport pareil. Il est temps que Nessa revienne, parce que j'ai pas trop envie d'assumer ce statut, d'autant que je ne le mérite pas vraiment. (genre la fille qui a pas cours donc qui peut s'entraîner quand elle veut, à côté de, au hasard, Jewel, jeune femme Afro-Américaine qui a une bourse pour ses études et dont les deux parents sont décédés genre y a super longtemps, ce qui en impose quand même un peu plus... c'est mon modèle à moi, je suppose...).

Bref, je réfléchissais à ce moment tout à l'heure en prenant dans ma pile de bouquins récemment empruntés à la bibli (ah oui je vous raconterai la bibli aussi, c'était génial - je précise, la bibli de Berkeley, c'est un peu genre le Louvre, faut aller plusieurs fois pour connaître toutes les salles). J'ouvre celui d'Ellroy, My Dark Places (Ma part d'ombre, son premier volume de mémoires), religieusement, je regarde la première page, puis la seconde et là:

OH MON DIEU, UNE DEDICACE! 

Une envie furieuse de trépigner me prend, la bave pend à mes lèvres face à un J et trois coups de stylo qui ressemblent à un E vu par Jackson Pollock bourré qui ferme les yeux devant sa toile.

Je repense aux filles de la boxe, j'imagine la tête d'Ellroy s'il me voyait perchée aussi haut dans NunucheLand et je me marre.