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jeudi 18 août 2011

Faux départs

Me voilà donc partie à l'autre bout du monde, vers l'Ouest, le vrai. Partir, c'est un peu ce à quoi se résume l'existence, je suppose. J'ai quitté Rennes, la prépa, puis Lyon, les amis, la famille, puis l'Angleterre... L'important n'est sans doute pas là. Il est plutôt dans ce qui se passe entre tous ces départs, géographiques ou symboliques, et dans ce qui nous pousse à partir.
L'une des motivations les plus importantes, c'est le voyage. Evidemment.
 Voilà le premier avion que j'ai pris, il était tout petit. C'était la liaison Londres-Düsseldorf. J'ai dormi parce qu'à côté de moi il y avait un type pas sympa.

L'avion qu'on devait prendre... et en fait non.
 Ensuite on a pris un avion plus gros. Et quand tout le monde a (enfin) embarqué, on nous a fait sortir de l'avion. HAHAHA. Donc retour au terminal et attente d'environ une heure, pendant laquelle j'ai fait connaissance avec la fille qui m'a sauvé la vie (mais ça c'est le prochain article).
C'est blanc, lavé avec Mirlaine. Si, si.
 Pendant le trajet (d'un peu plus de onze heures, yeuk), j'ai pu prendre quelques photos de dehors, mais c'était limité au niveau du réglage des éclairages et du cadre. En plus, les pilotes ont pas voulu me laisser faire un tour sur l'aile de l'avion (bah quoi, j'avais le hublot qui donnait sur l'aile droite, où on pouvait facilement faire tenir 40 personnes au moins!) au prétexte que comme on passait par le Groenland, il faisait - 52° C dehors. Pfff.
Le pôle Nord. Nan c'est pas vrai.
 Heureusement, l'hôte de l'air (mon Dieu c'est moche mais bon) était sympa (mais il avait des grosses veines sur le crâne) et on a bien mangé. Derrière la fillequim'asauvélavie et moi, il y avait un type complètement bourré au Bailey's qui avait visiblement réussi à embarquer de l'alcool dans l'avion, alors l'équipe lui a dit qu'il avait pas le droit, et ils lui ont quand même filé des trucs à boire pendant le vol. Le type en question s'appelle Dhruv (oui, et même que c'est lui qui s'est lui-même nommé, mais j'ai pas demandé des explications parce qu'il parlait fort et qu'il embêtait tout le monde à gigoter partout), Dhruv donc, qu'il faut prononcer comme "groove", mais avec un D au début. C'était à peu près la seule chose intéressante qu'il est parvenu à déblatérer.
Il m'a donné son email et son numéro de téléphone, prétendant qu'il avait plein d'amis qui pourraient m'aider à trouver un logement, mais je crois que je ne vais pas lui écrire du tout. Même pas pour lui dire que j'ai trouvé une maison.

San Francisco, at long last.
 Et donc après 11 heures de dormir/manger/regarder par le hublot, le pilote nous a annoncé qu'on arrivait au-dessus de San Francisco. Alors moi, normal, je me colle au hublot, geste qui s'est révélé tout à fait décevant car la baie de SF est couverte de brouillard. Mais, précisons-le, un brouillard américain, par une brume bretonne, ni même nordique. Là, nous parlons d'un voile de coton complètement opaque qui fait que, quand on est au-dessus, on voit rien en-dessous, et vice-versa. Un instant, j'ai cru que je ne verrais jamais directement la lumière du soleil pendant un an et j'ai eu un peu peur.

Mais heureusement, ça se dégage vers 10 heures le matin, et après, comme j'ai pu le constater hier, le temps est radieux (pas un nuage à l'horizon de Berkeley).
Bref, le voyage s'est bien terminé, et après un peu d'attente à la douane, je suis tombée sur un type sympa qui m'a dit que Oakland (la ville où je reste pendant quelques jours le temps d'emménager), c'était comme Mogadiscio, et qu'il fallait que je fasse attention. Mais c'était pour rire, hein.

 Voilà pour l'avion, suite des aventures dans un autre article consacré à Oakland et les gens que j'y ai rencontrés.

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