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lundi 30 janvier 2012

La curiosité tue le chat.

Mais

QUI ES-TU

LAURENT ROMEJKO

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dimanche 29 janvier 2012

Suite de l'article en dessous!

Bon vous êtes pas obligés de lire dans l'ordre, c'est pas grave c'est des photos.
Bon alors une petite sélection (petite, vraiment) des photos de Los Angeles, pendant le week-end passé avec deux Espagnoles, Isa et Susi, sur la route de la Californie du Sud. Rien que pour la route ça valait le coup d'ailleurs, tellement la côte est MAGNIFIQUE.

Ca je crois que c'était Carmel, la ville dont Clint Eastwood a été maire (HIIIIIIII groupie attitude). Assez beau, mais un peu dépeuplé.

Ca, c'est la route. C'était tout le temps comme ça, ça rappelle un peu la Bretagne, mais souvent en plus grand!

Le pont merdique de base américain: très vite construit, ils se voient obligés de refaire ce genre d'édifices régulièrement parce que ça se dégrade beaucoup plus vite que les ponts en pierre style romain qu'on fait en Europe, où les choses durent...

La route. AGAIN.

Isa et Susi prennent la pôse.

Un banc dans un coin paumé trouvé par hasard, avec une vue superbe sur l'océan (Cf photo qui suit)

La vue en question. Des rochers escaladables partout et de l'eau, de l'eau, de l'eau!

Phoque iou.

Phoque iou two. (HAHA dédicace spéciale à Papoute, qui LUI AU MOINS rigole à mes jeux de mots pourraves)

Oh c'est bô!

Coucher de soleil, on était en train d'arriver à Santa Barbara, où on a passé la nuit avant de rejoindre LA.

Petite balade dans Santa Barbara, le matin. Grand soleil, joggeuses sur la plage, vieux avec caniches, port et palmiers...

Venice Beach, la plage la plus superficielle du monde (vous avez qu'à lire Bukowski, qui la fréquentait assidûment lors de ses cuites nocturnes, pour éviter les touristes héhé). C'était le jour du départ, demain je mettrai les photos de LA, qu'on a visité entre Santa Barbara et Venice Beach parce que là je aller me coucher bientôt)

Isa et une des Danoises qu'on a prises en stop jusqu'à Venice Beach puis Santa Monica, une autre plage aux abords de LA.

...OLA! hihihi.

Santa Monica, avec ses manèges sur la plage. Devant, les deux Danoises voyageuses et Isa et Susi.

La route du retour: pendant deux heures, on a été encerclées de montagnes pas possibles. Et puis soudain...

Le calme plat. QUE DALLE à l'horizon. Tu m'étonnes qu'il y ait autant de scénarios de films d'horreur qui commencent avec une panne d'essence...

Même route le soir. C'était long, on a mis six bonnes heures à rentrer je crois. 

Bon voilà, je crois que j'avais fait un article déjà sur Los Angeles, je vais pas le reprendre, au risque de radoter. Demain je mettrai les photos de Hollywood etc, mais là il est un peu tard déjà, et comme j'ai récupéré les photos de Isa et Susi en plus des miennes, j'ai du triage à faire!!
A demain pour de nouvelles aventures...

ENFIN!

Une longue journée passée sur Skype puis dans mon lit puis dans mon café préféré à bosser s'achève enfin. Rattraper le temps perdu, faire la sieste, terminer des devoirs à rendre ET régler des problèmes administratifs en 12 heures, j'appelle ça une bonne journée!
Ayant passé deux semaines sur les nerfs à cause de plusieurs travaux conséquents et du retard qu'ils occasionnaient sur l'avancée de mon mémoire, c'est à ma grande joie que j'ai découvert ma dernière note de version, sur le barème qui vaut pour l'agrégation: 12,5/20!!!
Je suis contente de voir la régularité obstinée de ma progression: premier devoir faible à 8,5, deuxième, en temps limité à 10,5... le dernier sera début mars, lui aussi limité, je commence déjà à prier pour atteindre le 14,5, mais c'est pas gagné!
Enfin ça fait plaisir de conclure une journée par ça.
Dans la série "j'arrête d'étaler mon intelligence avec autant de modestie qu'Alain Delon", je me plie donc humblement aux requêtes incessantes et renouvelées de mes fans et voici quelques photos. Une sélection de moments plus ou moins distants, pas de thématique générale, juste de quoi raconter deux trois trucs avec des images, parce que ma copine Marine en a marre de lire mes élucubrations (bah oui c'est mieux avec des illustrations à côté hein). :)

Bon, en fait je viens de télécharger les images, et comme tout le monde sait que je suis une CONTROL FREAK (tarée de l'organisation, littéralement.) en fait il y a que des photos des journées passées à San Francisco vers Noël, et je vais faire un deuxième article avec des photos de Los Angeles. Comme ça c'est mieux. Voilà. 

Là, c'est juste ma classe de cinéma du premier semestre. Confortable, comme vous le voyez. De gauche à droite: le bras d'aBRAham (HAHA je suis trop drôle, mais il s'appelle vraiment comme ça dans la vie), Isaac (non juré je rigole pas), mon pote franco-tunisien du Montana (PROMIS c'est pas des blagues) nommé Fareed, qui cache Brandon (OK j'abandonne, vous avez le droit de pas me croire) , au milieu c'est une fille dont j'ai complètement oublié le nom mais qui est super sympa (moment de solitude) puis il y a Alexa, Marianne, et Carli! Il manquait Peter ce jour-là. (et le prof aussi)

Alors ça c'est une jetée sur la baie de San Fran, d'où l'on voit un des ponts qui relie la baie à la ville, avec un bateau de croisière tout beau. Nous étions le 23 décembre je crois. Ca vous donne une idée de la notion californienne d'hiver...

Tamara, toute contente d'échapper à la neige massachussettsienne pendant une semaine.

Ca c'est la bande branchouille qui écume la ville à la recherche de la coolitude totale. Il faut imaginer le mouvement chaloupé légèrement décadent qui caractérise la démarche de tels spécimens.

Ca c'est du chocolat américain TROP CHER. J'en ai jamais acheté, mais le nom me fait rigoler à chaque fois que je le vois.

Ca, c'est un magasin pour GAUCHERS. C'était le plus beau jour de ma vie.

La photo qui me donne l'occasion d'employer mon expression préférée: superbe vue d'un ciel pommelé de nuages TROP CHOUPI, ça fait comme si le ciel c'était un poney. (ouais j'ai vraiment plus aucun neurone en place, je sais.)

En route (enfin, en mer haha) pour Alcatraz, d'où l'on a une vue imprenable sur SF, surtout les jours comme ça où il y a pas de brouillard.

La vue de SF, encore, avec les zolis reflets dans l'eau. Mais c'est froid alors on va pas faire trempette.

ALCATRAZ. (musique pleine de suspense)

Voilà pour SF, pendant la visite d'Alcatraz, la batterie de mon appareil est morte, et Tamara a le reste des photos. Vous pouvez lui envoyer des mails de menaces pour qu'elle me les envoie à l'adresse suivante: nan c'est pas vrai je rigole, mais je vais la soudoyer pour les récupérer, ça va marcher promis.
RDV à l'article suivant (au-dessus) pour la suite!

mercredi 25 janvier 2012

L'article qui ne sert à rien.

J'ai rien à dire de particulier mais j'écris quand même pour donner signe de vie. J'ai noirci les vingt premières pages de mon nouveau cahier d'articles, critiques et autres réflexions plus ou moins abouties qu'il faudrait que je publie mais là, c'est un petit peu difficile parce que j'ai à faire. Donc je vais faire une suite de remarques tout à fait nulles, parce que c'est la vie et puis c'est tout.

Alors déjà ça. C'est nul hein, comme musique, mais c'est ce qui passe souvent à la radio et qui me met de bonne humeur quand je vais à la boxe. Notamment quand il est 7 heures du matin et qu'il fait froid, un peu.

Sinon, en travaillant sur ma fiche de lecture que je dois rendre sur l'iconoclasme, je me suis dit que ce serait marrant si les profs d'histoire répondaient aux élèves qui les traitent de bouffon par un truc du genre: "Silence, espèce de sale petit crypto-calviniste!" Ne connaissant pas la signification de l'expression, les trublions n'en seront que plus insultés. Alors, on entendra bientôt dans les cours de récré: " ouais fais gaffe hein, sinon je te crypto-calvinise la gueule!" (c'était l'interlude "comment remettre la Réforme au goût du jour")

Ensuite, ce matin je me suis réveillée avec mon index gauche tout gonflé, environ de deux fois son volume habituel. Aucune trace de piqûre mais ça gratte un peu. Je ne comprends pas. Si quelqu'un a un avis médical quelconque qui m'éviterait de débourser 2 millions de dollars pour une visite chez le docteur, je suis preneuse, merci d'avance.

Aujourd'hui, j'ai même pas saigné du nez à la boxe (victoire du jour).

Ce soir, en guise de récompense, j'ai mangé pakistanais. MIAM.

En discutant avec mon coloc chilien nommé (suspense...) Pablo (WOU enfin un prénom pas difficile à retenir!!!) je me suis dit que je ne savais plus situer le Chili, ni d'ailleurs aucun des pays autour du Brésil. Ce après 8 ans d'espagnol en seconde langue. Chapeau.
Surtout que je me souviens encore des capitales de presque tous les pays en -STAN qui ne me servent à RIEN parce que JAMAIS je rencontrerai un Kirghize à Berkeley (multiculturalisme, OK, mais bon faut pas pousser). Et ce après un an de géographie sur le thème "Turquie, Turcs et Turcophones". Pffff, la mémoire sélective, ça craint. (en passant petite cacedédi à Marie, toujours en Turquie, sur la marge à droite de cet article héhé).

Je suis sur Twitter depuis peu sous mon vrai prénom (enfin je crois, je sais plus mon pseudo en fait) afin de suivre l'écrivain américano-nigérian Teju Cole (c'est même pas son vrai nom, je vous invite à découvrir son patronyme entier sur Wikipédia, vous allez rire pour la prononciation...) bref, écrivain qui tweet des "petits destins" (small fates), en anglais (mais peut-être aurais-je l'occasion d'en traduire quelques uns). En gros, ses tweets sont à la presse ce que les haïkus sont à la poésie. Vous comprenez pas? Allez sur Twitter. Hop hop, plus vite que ça, pour une fois qu'il y a un projet littéraire dont on peut voir l'évolution!

Voilà, ce qui me mène à demain, cours sur la post-colonialité qui s'annonce passionnant. Nous sommes 5 en cours, tous avec des histoires très différentes, et donc forcément enrichissantes pour un cours comme ça. J'aurais l'occasion d'en reparler je pense.

Pour conclure, vendredi je sors. On s'en fout un peu, mais j'ai une belle robe (oui, moi, une robe, belle en plus hahahahahahajerigole) et je vais avec des amis à San Francisco. Et oui, maman, on rentrera en taxi, à l'abri des gangsters armés jusqu'aux dents qui font la loi dans la City.

Voilà, j'arrête de dire voilà et je vais dormir parce que hein bon, il est presque onze heures et mes muscles ont un peu de mal à suivre, les pauvres. (ou comment les courbatures vous font comprendre ce que c'est, la vieillesse.)

Bonne fin de semaine à tous et toutes, et à bientôt pour de nouvelles aventures, vers l'infini et au-delà, ou juste en Californie, au choix.

samedi 21 janvier 2012

Statispuces: les statistiques de la puce.

Je me gausse à propos de mon titre. Pardon.

Bref, donc, je disais, les statistiques: j'avais vaguement parlé du cap des mille. Eh bien j'ai tellement ignoré mes stats (c'est dire à quel point je me soucie de ma popularité, je travaille avec acharnement et abnégation à ce projet depuis mon arrivée sans m'occuper de la potentielle gloire internationale que je pourrais en retirer - oui, j'aurais pu intituler cet article "soyons humbles") donc j'ai tellement ignoré mes stats que les mille visites ont été LARGEMENT dépassée. A l'heure où je vous parle, le compteur est à 1254.
Et?
Et rien, on s'en fout. Enfin ça fait plaisir quand même, on notera que depuis Noël environ, j'ai une dizaine de visites par jour, avec un pic le 18 janvier à 80 (mais ça c'est parce que j'ai laissé un lien vers mon blog sur l'excellentissime et méga-drôle blog de Boulet - il faut cliquer dessus. Lui en a des millions, de visiteurs, et certains ont daigné faire un tour vers le mien, j'apprécie le geste. Donc allez-y, hein, chez Boulet, c'est un très bon dessinateur, et en plus, il a de l'humour, alors profitez-en).
Bref, voilà voilà, tant qu'à faire de la pub, passez voir une très instructive revue alimentaire (on n'oserait dire gastronomique) de Camille sur l'Ecosse, son pays d'adoption pour un an. Souhaitons qu'elle y survive, car ses reportages constituent des prises de risques considérables. D'ailleurs, si quelqu'un veut faire un club pour qu'on la propose au prochain prix Nobel de la paix (ah, il en faut, du sang froid, face à ces Ecossais...), vous savez où poster un commentaire ;) Le lien vers son blog est sur la droite, dans la marge.

Voilà, à présent je vais travailler, et je reviendrai avec d'autres articles dès que possible. Tchô!

vendredi 20 janvier 2012

Et au milieu (de Berkeley) coule une rivière...

Il pleut sans discontinuer depuis 36 heures maintenant, et on dirait que cela n'est pas près de s'arrêter.
J'avais entendu parler de la pluie californienne - mais je n'en avais vu qu'un ersatz bruineux de fin d'été, un de ces jours encotonnés de brouillard comme la baie de San Francisco en a l'habitude.
Mais les rumeurs étaient bien vraies, quand il pleut, il pleut.
Et non mademoiselle, il ne fait pas beau plusieurs fois par jours comme dans votre lointaine contrée.
Il faut dire qu'on en avait bien besoin. J'ai vu la pluie cinq fois depuis mon arrivée à la mi-août: un temps à décimer la majeure partie de l'agriculture française, pire que les canicules qu'on a pu voir en été.
Mais les palmiers, les noix de coco et les cactus sont plus adaptés à ce genre de climat, quoique les collines californiennes soient régulièrement carbonisées par des incendies king size au mois d'octobre, en général. Et cela parce que tout est sec, rien ne pousse si ce n'est des vignes, plantes récalcitrantes s'il en est, et sur les collines non cultivées, des buissons épineux qui prennent racine dans une terre fine, presque sablonneuse et parsemée de rochers.
Enfin la pluie donc, même si ce n'est pas ce que semblent dire les passants, armés de leur parapluie (aux couleurs, je vous le donne en mille, de l'université...) et de leurs bottes en caoutchouc, noires pour les plus sobres, indéfinissables pour les plus originales.
Les trottoirs de Berkeley, déjà redoutés par temps sec à cause de leurs larges dalles irrégulièrement enfoncées dans le sol (sans parler des fissures et des renflements causés par les racines des arbres), sont depuis deux jours un vaste réseau de flux aqueux aux débits divers et variés, allant du ru au torrent. Le chemin routinier devient alors parcours du combattant, l'eau fuyant de toutes parts, dévalant les pentes - et il y en a, dans cette ville enserrée par des collines... On sautille, on esquive, on traverse pour tenter sa chance de l'autre côté; toutes les stratégies sont bonnes à prendre, et le piéton s'adapte à chaque pas aux nouvelles situations qui se présentent sur son parcours. L'improvisation n'est pas toujours heureuse: le bruit des éclaboussures s'ajoute à la musique urbaine habituelle au fil des pas mal placés ou des enjambées décidément désinvoltes de ceux qui, de toutes façons, s'en fichent.
Car c'est ainsi que vivent beaucoup de californiens, pas plus démontés par la pluie qu'autre chose, chassant les ennuis journaliers d'un haussement d'épaules et d'un sourire: "oh, well..." c'est comme ça, après tout qu'est-ce qu'on y peut...
Alors la vie continue, pluie diluvienne ou pas: on continue de faire la manche, mais dans le bus, un peu plus rempli que d'habitude; ceux qui courent se parent de vestes légères et imperméables (de toutes façons, il faudra prendre une douche en rentrant, alors...); les autres y trouvent une (autre) occasion de revêtir le traditionnel sweatshirt de l'université (bleu et jaune avec, au choix, les différentes appellations de l'école, des ours, etc). Bref, à part le temps rien ne change, la même mentalité, cet indéfectible optimisme, prévaut. Il n'y a bien que Jewel, boxeuse originaire de Floride, pour déplorer le taux d'humidité: là-bas, en ce moment-même, me raconte-t-elle, ses amis doivent être en train de se baigner dans l'océan...

mercredi 18 janvier 2012

Correction

Ah, j'en ai trouvé un sur les grandes villes américaines. Comme quoi les citoyens ne risquent rien aux Etats-Unis.

Après une longue journée...

Pour ceux qui travaillent dur et qui veulent faire une pause... Quelqu'un à découvrir ou à redécouvrir!

mardi 17 janvier 2012

I *heart* Berkeley

Y a des jours comme ça, même si tout ne va pas comme on le voudrait, où on se dit que la vie c'est plutôt cool. (même si aujourd'hui il a fait vachement froid sur l'échelle californienne du froid)

lundi 16 janvier 2012

"I love you." "Tu laves quoi??"

La French touch a la cote à Hollywood. Pourvu que ça dure jusqu'au 26 février...

mercredi 11 janvier 2012

En (mot) passant (oh la bonne blague)

Quelle trouvaille, ce titre, c'est beau des fois les neurones de littéraire, hein... 
(la délicatesse de l'intelligence normalienne? allez voir ce que Rue89 en pense... je posterai peut-être quelque chose à ce sujet d'ailleurs. Ou pas, j'ai pas encore décidé)

Tout va bien, je fiche un livre passionnant sur l'iconoclasme en France pendant la Réforme (c'est sans ironie, croyez-le ou non), ça prend du temps, mais j'arrive quand même à aller au cinoche donc normalement je publierai sous peu trois articles: un sur The Girl With The Dragon Tattoo (French traduction: l'homme qui n'aimait pas les femmes), le remake américain du film nordique (oups, n'ai oublié le pays) de Stieg Larsson, pas encore sorti en France (donc EXCLUSIVITE MONDIAAAALE enfin presque). Un autre article qui portera le titre de "N'allez pas voir ce film" sur The Darkest Hour. Sans rire, n'allez pas le voir. Et un troisième sur le film que j'ai décidé d'aller voir là tout de suite, Sherlock Holmes 2. Qui va être évidemment trop feun, parce que c'est Robeeeert Daunijuniorre et Jus de l'eau. Trop coule. (oula, comme disent les américains, "I'm on fire!")

A part ça, hier je me suis entraînée avec un boxeur russe qui après m'avoir fait boss/xer pendant un quart d'heure non-stop (mettez vos mains au dessus de votre tête et tenez les comme ça pendant ne serait-ce que trois minutes, vous allez moins rire) m'a dit "maintenant tu frappes 200 fois dans le sac. Allez!" Je l'ai fait. Aujourd'hui je mets cinq minutes pour enfiler toute veste/manteau/gilet parce que je ne peux pas lever mes bras sans me tordre de douleur. Et je pense que demain ce sera pareil.
Sinon j'aime la vie.

Bref, j'ai également terminé l'essai de Joyce Carol Oates sur la boxe, c'est très bien, je sais pas s'il est traduit en français, mais je vous le conseille.

Voilà voilà, sinon il fait beau, aujourd'hui j'ai pensé "ah, les beaux jours reviennent" et je me suis rendue compte que de toutes manières ils étaient jamais partis, donc, ça me tue de le dire, mais météorologiquement la Bretagne ne me manque pas tant que ça... Sinon un des serveurs du café où je viens ficher mon bouquin se balade avec un ukulélé dès qu'il sort du boulot, et il joue en marchant, c'est très drôle. Il a une moustache en mode Hercule Poirot, et c'est très drôle aussi.

Bon je vais être en retard pour ma session pop-corn, je vous dois trois articles, et il faut que je mette des photos mais comme d'hab j'ai la flemme.

D'ici là, portez-vous bien, tout ça tout ça, la bise, ou deux, ou trois selon les régions,
Ann-Lys.

mercredi 4 janvier 2012

Massive Attack - Teardrop

La routine est de retour. Pardon, la rentrée. Enfin c'est un peu pareil, sauf que c'est un peu rouillé.
Le réveil sonne à 8 heures, j'émerge à 8 heures 15, replonge à la demie et me sort enfin de l'étreinte morphique à moins le quart. Merde, déjà en retard sur l'emploi du temps.
Petit-dès sacré, sempiternel chocolat chaud - lait bouillant versé sur une cuillère de cacao pur et du sucre de canne -  et fruits (raisins et clémentines cette semaine). Le chien est content de me voir, après tout j'aurais pu mourir dans la nuit, a-t-il l'air de penser. Gentil chien.
Toilette, eau glacée sur le visage, le premier moment violent de la journée (avant la boxe). Rituel matinal, crème, vêtements, bijoux ou pas, maquillage ou pas, lunettes. Pendant ce temps, l'ordinateur s'allume (enfin, attend que je me ramène parce qu'il est plus rapide que moi pour ce qui est de se mettre en marche).
Je flâne sur ma boîte mail, fais la liste mentale de tous les messages auxquels il faudrait que je réponde et les balaye de mon esprit pour le reste de la journée. Plus tard. Consultation des boîtes mail pro (ENS et Berkeley, grande clâsse): rien à l'horizon, c'est toujours un peu les vacances.
Je flâne sur Rue89 en me disant qu'il faudrait vraiment que je lise le Monde et les critiques ciné de Télérama.
Je me mets au travail (ça tombe bien, j'en ai plein). Au bout d'une heure, la concentration retombe, je vais errer dans la maison, rassure le chien - non, je ne suis toujours pas morte. Retour au travail jusqu'à midi, pas trop la force de cuisiner, alors c'est légumes et protéines. Pas mon meilleur gastronomiquement parlant, mais ça passera pour cette fois. Vaisselle, rangement, je donne des croquettes ou des bouts de légumes au chien - ça y est, il m'idolâtre.
Je fais mon sac, et je file au Elmwood café, trois blocs plus loin. Dieu merci il reste encore quelques tables. Je commande un grand chocolat chaud au comptoir, réponds "Alice" lorsqu'on me demande mon nom, parce qu'on m'appellera quand ce sera prêt. Je m'installe, sors mon cahier et mon bouquin d'Ellroy. Je regarde passer les gens, les théières rouges, les jolies salades et les croque-monsieurs (d'accord comment ils le prononcent, ce mot??) toutes les 10 pages. Rythme de croisière: entre 75 et 100 pages en trois heures de boulot. Quatre bouquins de 400 pages à faire (une thèse, moi? JAMAIS!).
Heureusement, le chocolat est là, avec une cuillère (grande) de crème fouettée en train de fondre dans la mousse onctueuse. Elle a pas trop le temps, cela dit, puisque c'est la première chose que je mange. Plaisir totalement infantile que d'engloutir le meilleur d'un plat en refusant de se dire que c'est meilleur de la garder pour la fin (d'ailleurs c'est faux). Quatre heures, le soleil se couche contre les collines, frappées d'une lumière orangée qui annonce l'heure de pointe sur College Avenue. Les voitures klaxonnent, s'embouteillent au croisement où, vu qu'il n'y pas de priorité, personne ne sait trop quoi faire. Un petit moment plus tard, je fais mon sac, dépose mon bol dans le bac prévu à cet effet et sors du café toujours plein. Je me dépêche de rentrer, il commence à faire froid.
Il est cinq heures. Le temps de se changer. J'enlève tout pour revêtir mes vêtements de sport, le temps de trouver un haut propre (malheureusement, je ne peux pas laver mon sweat tous les jours...). Je vide mon sac, et y jette ma corde à sauter (poignées en mousses anti-ampoules pour usage intensif), mes bandages pour les mains, mon protège-dent (que je ne vais pas utiliser avant la semaine prochaine car presque personne n'est de retour de vacances), ma bouteille remplie d'eau fraîche, ma carte UCB, téléphone, clé, une crème à l'arnica pour éviter les courbatures et un livre. Départ d'un pas léger et rapide. Il fait encore un peu plus froid qu'avant.
Arrivée à la gym, je descend dans au sous-sol, là où il y a les deux salles réservées à la boxe. Une avec un ring, une avec les sacs. Dix minutes sur un vélo dans le couloir avec de la musique dans les oreilles pour faire passer le temps. Puis dix autres minutes (je devrais en faire quinze mais ça m'épuise trop) de corde à sauter, à s'emmêler les pattes en se demandant comment on faisait quand on avait 6 ans pour être aussi doués. Enfin, je tape le code pour récupérer la clé qui ouvre les deux salles, remets la clé à sa place, fais la combinaison du premier cadenas qui ouvre le premier casier où se trouve le timer qui compte les reprises et la clé du deuxième cadenas qui ferme le deuxième casier où se trouve ma paire de gants préférée. A côté, Fort Boyard, ça craint. Je sors les gants et le timer, que je mets en marche et continue l'échauffement devant un miroir, comme Alain Delon dans Rocco et ses frères, mais en plus crédible (enfin j'espère). D'ailleurs, contrairement à Alain Delon, je ne suis pas belle quand je fais de la boxe. Mais personne n'est belle avec un protège-dents noir dans la bouche.
Répétition des mouvements, corrections, essai de nouvelles techniques, enchaînements des combinaisons... BIP. Plus que trente secondes. Augmentation de la vitesse et du mouvement, dernière chance de marquer des points. BIP. Une minute de pause plus que bienvenue. Imaginez que chaque reprise (il y en a trois pour les matches amateurs) dure deux minutes, mais il n'y a que la première qui est vraiment ressentie comme telle. La seconde semble durer cinq minutes, les trente dernières secondes s'étirent de façon interminable, puis la pause (une minute) passe le temps d'une respiration et d'une gorgée d'eau. Enfin, la troisième reprise n'est même plus inscrite dans une quelconque temporalité: on tente simplement de comptabiliser nos dernières forces et de les utiliser le mieux possible en attendant le bip qui sonnera les dernières trente secondes. Là, on arrête de réfléchir, on plonge vers l'adversaire, en soi, et on puise les ressources nécessaires pour faire pencher la balance du bon côté. BIP. C'est la fin, déjà. Des heures se sont écoulées en un clin d'oeil. Le réservoir d'énergie qui pourrait servir à fonctionner une journée entière s'est vidé en l'espace de neuf minutes - dont trois de repos. Ridicule. Futile. Ce déroulement je le connais sans l'avoir vécu et chaque jour qui me rapproche de la compétition me fait entrevoir avec plus de clarté ce que je vais devoir affronter. Et la question obsédante revient, toujours la même, toujours plus forte: pourrais-je tenir?
Alors quand je défais mes gants, je trouve la détermination suffisante pour m'entraîner encore. Une balle de quatre kilos soulevée dans toutes les positions possibles pour muscler les bras, le dos, les trapèzes, le cou. 75 abdos croisés. Deux fois. Je ne peux toujours pas trouver la force de faire des pompes. Alors il me reste quelques séries de gainage (tous ces petits muscles dans l'articulation de la hanche) avant de tout fermer, tout éteindre, et de retourner sur mon vélo, encore. Pédaler dans le vide, fixer le mur, durer encore un peu. Et espérer que ça suffira pour le grand jour. Que je ne me dirai pas "j'aurais dû pédaler cinq minutes de plus..."
Je quitte la gym, je suis trempée, la sueur sèche sous mon sweat, l'air est froid. Je rentre, Telegraph Avenue toute animée comme à l'accoutumée. Les boutiques ferment tranquillement, les vendeurs de rues remballent la marchandise, les jolies filles et leurs soupirants sortent boire un verre.
Retour à la maison, le chien est aux anges, mais ce soir, je n'aurai pas la force de le promener. Douche chaude. Repas (des pâtes bien méritées, un reste de glace réconfortant) dans la cuisine, vaisselle. Discussion avec Micah, son voyage qui se rapproche à grand pas, la liste des pays qu'il visitera.
Retour dans ma chambre. Je range un peu (une pile de livres, une de vêtements). Juré, quand je rentre en France, je balance toutes mes affaires. Sauf les livres.
Dix heures, brossage de dents, envoi de quelques mails, un article sur le blog qui me prend une heure au lieu de dix minutes. Je tombe de fatigue, j'éteins l'ordi, prend mon bouquin qui me tombe déjà des mains.
Cette semaine, c'est un essai sur la boxe, de Joyce Carol Oates. Merveille trouvée à 8 dollars au fin fond d'une librairie sur Telegraph. Voici ma traduction (pardon d'avance) d'une des sections du livre pour conclure cet article qui a un peu (encore...) dérivé de son but premier:
"Tommy Hearns était un peu insolent, j'avais un petit quelque chose pour lui." Marvin Hagler.
Aucun sport n'est plus physique, plus direct que la boxe. Aucun sport n'apparaît d'une façon plus puissamment homo-érotique: la confrontation sur le ring -- enlever la robe -- le combat tout en sueur et en chaleur, c'est danser, faire la cour, et s'accoupler tout à la fois -- la poursuite fréquente et urgente d'un boxeur par l'autre dans le mouvement naturel et violent du combat vers le KO: certainement, une grande part de l'attraction suscitée par la boxe tient à ce mime d'une espèce d'amour érotique où un homme surpasse l'autre dans la démonstration d'une force et d'une volonté supérieures. Le célibat annoncé du boxeur en préparation fait bien partie de la tradition de la boxe: au lieu de concentrer son énergie et ses fantasmes sur une femme, le boxeur les concentre sur son adversaire. Là où la Femme fût, l'Adversaire doit être.
Comme Bundini Brown (qui entraînait Mohammed Ali) l'a dit: "Il faut parvenir à bander, puis il faut rester dans cet état. Il faut faire attention à ne pas cesser de bander, et à ne pas jouir."
La plupart des combats, quelque soit leur déroulement, se terminent par une embrassade entre les deux boxeurs après le gong final -- un geste de respect mutuel et d'affection apparente qui semble être pour le non-initié plus que superficielle. Rocky Graziano embrassait parfois ses adversaires, en signe de gratitude pour le combat livré. L'on peut se demander si un match de boxe mène irrésistiblement à cet instant: l'embrassade publique de deux hommes qui, ailleurs, en public ou en privé, ne se rapprocheraient pas avec une telle passion. Bien que nombre d'hommes crient leur mépris pour la faiblesse (comme s'ils tenaient à s'en dissocier: comme pendant un match de boxe où l'un des boxeurs, ou les deux, refusent de combattre), une femme est frappée d'admiration, voire parfois d'un sentiment religieux, qu'ils expriment envers un homme qui a montré un courage supérieur alors qu'il perdait le combat. (pardon, phrase étrange, je suis fatiguée) Et ils exprimeront de la tendresse envers des boxeurs blessés, même si ce n'est qu'en commentant des photos: l'image de Ray Mancini après sa seconde défaite contre Livingstone Bramble, par exemple, quand le visage de Mancini fût hideusement déformé (ces images, dans le Sports Illustrated et ailleurs, étaient très gores, presque pornographiques); la photo tant reproduite de Thomas Hearns, battu, qu'un énorme homme noir (un garde du corps, peut-être) en costume très officiel porte dans ses bras pour le ramener dans son coin du ring -- Hearns le "Hit Man" à présent assisté, à demi-conscient, ressemblant fortement à un Christ noir descendu de la croix. Ce sont des images puissantes qui hantent le spectateur, des images dérangeantes, cruellement belles, liées inextricablement à l'attraction primordiale de la boxe.

Thomas Hearns à droite, contre Dennis Andries.
Ray "Boom Boom" Mancini (sic) qui, effectivement, sacrifiait beaucoup son visage à la victoire.

lundi 2 janvier 2012

Voeux. Ou pas.

Une année de plus. Encore. Ca devient lourd, à la fin, c'est toujours la même rengaine. Bonne année, bonne santé, meilleurs voeux. C'est ça ouais... Comme si on pouvait souhaiter autre chose de toute manière. "Bon j'espère que tu seras au chômage, tiens, pour changer!" Et en plus ça marche même pas. La preuve, j'ai au moins un rhume tous les ans.
C'est nul, le 31 décembre. Les moins de 40 ans ont obligation de boire et de veiller tard dans une tenue de soirée passablement ringarde parce que non, Armani même en solde c'est trop cher. Ne parlons pas des talons hauts abandonnés après la première heure pour des ballerines noires de base parce que ça va hein, depuis quand la séduction passe par une paire de Louboutin. Et puis de toutes façons les jeunes se souviennent rarement de cette soirée puisqu'ils sont ronds comme des queues de pelles à 00h02 (le temps de finir la caisse de mousseux de l'Intermarché du coin ouverte à 00h01 après les embrassades réglementaires odorant déjà fortement l'alcool). Il faut deux jours pour se remettre de sa nuit blanche et de la gueule de bois monumentale qui va avec. Ah c'est sûr, avec ça, on démarre bien l'année.
Les plus de 40 ans quant à eux passent pour des nazes parce qu'ils regardent le film de 20 heures et à 22h45 se disent que bon, le réveillon, ça va bien, mais ils connaissent alors au lit, demain j'ai des trucs à faire. Les plus jeunes (enfin, les moins vieux) de cette catégorie doivent de toutes manières coucher les marmots à une heure raisonnable - parce que sinon le lendemain c'est la crise et en plus ça ne se fait pas de donner des somnifères à un gamin pour ENFIN être en paix, mais c'est vrai quoi, il était vachement pénible et en plus je ne lui en ai donné qu'un demi. Les vrais vieux, eux, sont tous seuls parce que leurs enfants sont grands, et à ce stade-là "nan attends c'est trop la honte intersidérale si je reste avec mes darons pour le réveillon quoi, en plus de toutes façons je voulais trop me bourrer la gueule et j'ai déjà fini leur whisky 20 ans d'âge même s'ils le savent pas encore". Seuls donc, et passablement ennuyés par une fête où le principe est de boire et pas d'ouvrir des cadeaux (si tant est qu'ouvrir des cadeaux passé 40 ans suscite le même élan d'enthousiasme que chez les jeunes, qui ressemblent presque invariablement à un chien affamé devant des croquettes Frolic fraîchement déposées dans sa gamelle).
Et puis à 40 ans il faut se fendre d'une obligation qui en théorie tient également pour les plus jeunes mais qui passe largement à l'as avant que l'on soit dans le camp des vénérables anciens. Pour la nouvelle année, il faut envoyer des cartes de voeux. Quelle plaie. Les plus inspirés trouveront sur internet des merveilles de mauvais goût et d'humour douteux à envoyer par mail à tous leurs amis virtuels. Les nantis feront l'emplette de jolies cartes en papier au grain épais et orné de fines dorures, ou de cartes individuelles qui représenteront (rayer la mention inutile) des petits faons enneigés encore inconscients du sort qui fut jadis réservé à leur ancêtre communément dénommé Bambi, une chaumière pittoresque au fin fond du pôle Nord où l'on distingue par la fenêtre l'âtre rougissant et par la cheminée la fumée abondante d'un feu qui a dû provoquer chez tous les habitants de la maison une intoxication au monoxyde de carbone, des rouge-gorges suffisamment stupides pour se poser sur les branches d'un arbre visiblement mort au milieu d'un champ où les vers de terre doivent ressembler à des surgelés Picard vu la couche de neige qui s'étend au-dessus de leur tête, ou encore une peinture avec une foule de petits détails réalistes peinte par une femme sans-abri, sans jambes et sans bras au bénéfice de Handicap International. Charmantes attentions que ces petites cartes aux messages éternellement similaires qui s'enrichissent parfois d'une tout aussi charmante "polésie" (voir Desproges) réalisée par la petite dernière de la famille en classe avant les vacances, et consciencieusement gribouillée sous l'ordre intangible des parents parce que trouver que son arrière-grand-mère pue n'est pas une raison valable pour ne pas lui envoyer des voeux. Même si c'est vrai.
Dieu merci (bien qu'il n'y soit pas pour grand'chose) je n'ai pas encore quarante ans et fais donc partie du groupe qui souffre le moins durant cette pénible période de l'année. Je souhaite donc à ceux qui font encore partie de ce groupe du courage pour supporter cela et en profiter si c'est possible car bientôt ces réveillons passés avachis sur un canapé Ikea avec une bière dans la main et un joint dans l'autre à se demander ce qu'on fout là à regarder les couples s'emballer avec force bave et pelotage alors qu'il reste trois épisodes de Dexter à télécharger et regarder, ces réveillons nous reviendrons bientôt à l'esprit nimbés d'une aura nostalgique qui aura vite fait d'effacer tout l'ennui ressenti alors. Je souhaite à l'autre groupe du courage pour endurer les nombreux réveillons à venir, prévisibles et inévitables, tout pleins des excès raisonnables qui caractérisent les couples vieillissants embourgeoisés (pardon, "établis") tels que manger trop de foie gras, reprendre du nougat glacé au marron ou finir la bouteille de champagne (ah, la vie est dure...).
Et pour tous les jours entre les 1er janvier et les 31 décembre, je souhaite que tout le monde arrête de se sentir coupable quand les sempiternelles résolutions seront suivies par leur sempiternel échec. Je vous souhaite la vie, avec ses bonheurs et ses tristesses, ses réussites et ses ratages, ses richesses et ses passages à vide, car on peut parier que tout cela arrivera, même si on espère que le meilleur aura le dessus. Plutôt qu'un idéalisme gnangnan je vous transmets donc mes voeux les plus enjoués et malicieux, bon-vivants et moqueurs, parce que la vie est faite de surprises, et on les accueille mieux quand on ne s'attend à rien - surtout que du bonheur on ne voit que les reflets changeants, alors mieux vaut, peut-être, arrêter de le poursuivre et regarder autour de soi pour constater qu'il nous entoure déjà.