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mercredi 16 mai 2012

Brève matinale.

C'est le matin. Je viens de déjeuner, je m'installe à mon bureau pour relire deux rapports à envoyer, j'allume donc mon ordi et je vérifie mon courrier. Boîte mail dans laquelle se trouve invariablement la newsletter de Rue89 (oui, pas le meilleur journal au monde, mais assez intéressant pour la rubrique sport et rue69, animée par Renée Greusard, une journaliste sérieuse dont j'apprécie plutôt le travail sur le genre, l'homosexualité et le féminisme, entre autres).
Et je lis le titre: "Avec Bérénice Béjo, le sexisme monte les marches (de Cannes, ndlr)." Prière de cliquer et de lire, ce n'est qu'une simple brève relatant les propos lumineux (c'est ironique) tenus par Bérénice Béjo sur les femmes après que le collectif La Barbe a critiqué leur absence dans la sélection officielle (ce dont on peut en effet tout du moins s'étonner, malgré l'hypermasculinisation du milieu, encore aujourd'hui).
Bref, Béjo fait une sortie digne de l'époque relatée dans The Artist.
Dieu merci, c'était un film muet, parce que là franchement, j'ai vraiment pas envie de l'entendre ouvrir sa grande bouche encore une fois.
Comme quoi, le sexisme attaque dès le matin, sous n'importe quelle forme, à n'importe quel endroit. Moi qui me réjouissais d'entendre parler de Cannes et de cinéma pendant quelques jours - d'autant que deux de mes amis s'y trouvent cette année - voilà que cette pouffe* me casse mon rêve.

*version édulcorée de ce que j'ai dit tout haut en lisant l'article.

Alors un petit mot à l'intéressée:

C'est bien Bérénice, continue à penser que maîtresse de cérémonie, ça fait conte de fée, va te noyer dans ton océan sirupeux de rêves à la guimauve sournoisement paternalistes, amuse-toi bien avec tes petites robes bouffantes et les deux milles coiffeurs qui vont être à tes pieds pendant quinze jours, moi ce soir, je penserai bien à toi en regardant Alien ou Massacre à la Tronçonneuse. (j'hésite encore, mais vu l'humeur dans laquelle je suis, mon choix va peut-être même se porter sur Cannibal Holocaust, qui sait...)

Amicalement, une cinéphage féministe fan de Jean Dujardin qui n'ira décidément pas voir The Artist.

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